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La Biodiversité participative

Cette année nous avons lancé le programme « La Biodiversité de la Vicomté » au sein de notre agence sud-ouest. Celui-ci s’applique ainsi dans le parc arboré de notre agence de Saint-Porquier, au cœur du lieu de travail très naturel d’une grande partie de nos collègues.

Objectifs

Nos salariés ont tous un point commun : une sensibilité environnementale les ayant amené à prendre part aux missions menées chaque jour par EtcéeTerra. Nos salariés possèdent ainsi des compétences complémentaires permettant de mener à bien chacune des études réalisées au quotidien. Le programme La Biodiversité de la Vicomté (LBDLV) a ainsi pour but de mettre à profit ces compétences dans le cadre d’un projet participatif entre salariés. Pour ceci, plusieurs objectifs sont mis en avant :

  • Resserrer les liens de nos équipes avec des activités thématiques qui sont réalisées aussi bien sur les pauses déjeuner qu’après la journée de travail
  • Mettre en commun les connaissances des naturalistes sur leurs taxons favoris
  • Partager le métier de naturaliste et les habitudes de terrain aux salariés non-écologues de l’agence
  • Améliorer la connaissances du secteur en réalisant un inventaire qui se veut le plus exhaustif possible pour le site de la Vicomté

Activités réalisées dans le cadre du programme

Afin de recenser un maximum d’espèces au sein du site de l’agence de Saint-Porquier, plusieurs techniques d’inventaires sont déployées comme elles le sont chaque jour réalisées par nos écologues. Les inventaires des invertébrés sont par exemple réalisés par capture au filet, par battage des arbres avec un parapluie japonais, par la pose de pièges à interception ou encore par la mise en place de pièges lumineux dans la nuit. Parallèlement, des sessions d’écoute peuvent être organisées dans le but d’identifier les espèces d’oiseaux qui fréquentent le jardin. Également, une prospection nocturne a été menée dans le but de rechercher les amphibiens qui peuvent y être présents. Des pièges photographiques sont également disposés pendant de longues périodes dans le but d’observer les mammifères qui se baladent régulièrement dans le jardin de l’agence. À noter que les écologues sont toujours sur le qui-vive et de nombreuses observations ponctuelles sont réalisées lorsque qu’ils se déplacent au sein du site.

Cependant, les activités ne s’arrêtent pas à la réalisation d’inventaires. En effet, elles ont aussi pour but de mettre en place des aménagements favorables à la présence pérenne d’espèces au sein du jardin. Le premier aménagement réalisé correspond ainsi à la mise en place d’un pierrier pour les reptiles. Nos salariés ont ainsi retroussé leurs manches et sorti les muscles afin d’empiler des roches en prenant soin de laisser des cavités dans le but de rendre cet aménagement le plus favorable aux reptiles possible. À noter que ces efforts ont payé, avec une observation dès les premiers jours qui ont suivi d’un Lézard des murailles. Il tarde ainsi de voir si les autres reptiles qui y sont présents tels que la Couleuvre verte et jaune viendront visiter prochainement ce pierrier.

Inventaire des invertébrés en cours par les salariés du groupe ETCEE TERRACréation d'un hibernaculum de manière coopérative au sein du siège social d'ETCEE TERRA

Premiers résultats

Alors que le programme a débuté en ce début mars 2026, il a déjà permis de générer 302 données naturalistes et de détecter la présence de 174 espèces dont notamment 43 oiseaux et 114 invertébrés différents.

Les espèces inventoriées se veulent communes à ce stade mais certains des taxons identifiés sont concernés par une très faible pression d’inventaire à l’échelle locale. Il est ainsi possible de citer l’observation d’un syrphe, Epistrophe eligans, pour lequel il s’agit de la première observation dans le Tarn-et-Garonne alors qu’il s’agit d’une espèce commune (d’après consultation du SINP Occitanie le 29 avril 2026).

Ces données sont encodées dans le logiciel Géonature, système utilisé sur le terrain par nos écologues. Ainsi, elles pourront être reversées au Système d’information de l’inventaire du patrimoine naturel (SINP).

Ce programme permet également de constituer une collection d’invertébrés de référence qui pourra être utilisée par les entomologues dans le but de confirmer leurs observations de terrain. À ce stade, une petite centaine d’individus de tout ordre différent (Hyménoptères, Hémiptères, Coléoptères …) attendent d’être identifiés. De grosses sessions d’identification s’annoncent ainsi lorsque la fin de l’été se fera sentir.

Le printemps commence tout juste et l’effervescence de la nature s’accélère. La multiplication des activités va ainsi nous permettre d’augmenter significativement le bilan du nombre d’espèces inventoriées au sein de notre agence. Dans le but de nous fixer un objectif compétitif, nous visons ainsi le cap de 500 espèces différentes d’ici la fin d’année 2026 !